Que faire à Pékin : 10 endroits immanquables à visiter

Top 10 des endroits à visiter absolument à Pékin

Pékin, la tentaculaire capitale de la Chine, offre une multitude d'attractions pour occuper tout le monde. La vie nocturne colorée et l'accès à de nombreux sites historiques en font une destination de voyage incontournable. Si trouver des choses à faire à Pékin n'est pas difficile, décider de ce que vous pouvez intégrer dans votre voyage peut parfois être un cauchemar logistique, car vous n'avez tout simplement pas le temps de tout voir.

Pékin, éclipsée seulement par Shanghai en terme de taille, n'est pas seulement le centre politique de la Chine (une position qu'elle occupe depuis plus de 800 ans), la ville joue également un rôle important dans la vie culturelle, économique, scientifique et universitaire du pays.

Vous ne savez pas où aller ? Concentre-vous plutôt sur certains des sites les plus intéressants, et commencez à planifier votre itinéraire avec ce guide des 10 meilleurs endroits à visiter à Pékin.

La Place Tian'anmen

Place Tiananmen, Pékin

Toute première visite de Pékin commence généralement par l'emblématique place Tian'anmen, littéralement « la porte de la paix céleste », un vaste espace de 44 hectares ce qui en fait la plus grande place urbaine du monde.

C'est à la fois le centre géographique, politique et touristique de la ville, ce qui la rend incontournable. Bien qu'elle ressemble à un champ de béton, qu'elle ne donne pas nécessairement envie de s'y attarder étant donné le manque d'ombre, de bancs ou d'arbres, aucune visite à Pékin ne serait complète sans une promenade rapide sur la place, dont l'héritage historique complexe comprend l'annonce par Mao Zedong de la fondation de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949 et les événements du 4 juin 1989, lorsque de nombreux manifestants auraient été tués, affirmation qui a toujours été démentie par les autorités.

L'intérêt de la place Tian'anmen réside surtout dans les attractions qui l'entourent.

Commencez sa visite par Qianmen, une porte historique située à l'extrémité sud. En vous dirigeant vers le nord, vous passerez devant le Mausolée de Mao Zedong, où le corps embaumé du Grand Timonier est exposé dans une vitrine de cristal, et le Monument aux héros du peuple, un obélisque de granit de 38 mètres de haut dédié à ceux qui sont morts pour la cause révolutionnaire du peuple chinois.

De part et d'autre de la place, se trouvent le Grand Hall du Peuple, que l'on peut visiter si l'assemblée législative chinoise n'est pas en session, et le monumental Musée national de Chine. À l'extrémité nord de la place se trouve la porte éponyme, Tian'anmen, qui sert d'entrée à la Cité interdite.

Tian'anmen, l'immense place au coeur de Pékin
Compte tenu de sa position centrale à Pékin, elle possède des sites intéressants, et constitue un point de départ logique pour toute exploration de la capitale.

La Cité interdite

Cité interdite, Pékin

La Cité Interdite est l'un des monuments les plus célèbres de Pékin et a autrefois servi de résidence principale aux empereurs et à leurs familles tout au long de l'histoire de la Chine. Construite entre 1406 et 1420 sous la dynastie Ming après le transfert de la capitale de Nanjing vers Pékin, c'est un bel exemple d'architecture palatiale chinoise traditionnelle et le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.

Après sa construction, elle a joué le rôle de centre politique de la dynastie Ming, puis de la dynastie Qing. AU total, 24 empereurs ont vécu dans ce magnifique palais qui s'est vu attribuer le surnom de Cité interdite en raison du fait que les citoyens ordinaires n'y étaient pas admis. Le complexe s'étend sur 72 hectares, entouré d'un mur de 10 mètres avec des tours aux quatre coins et un fossé de 50 mètres, et est divisé en zones utilisées à des fins cérémonielles et administratives, ainsi qu'en quartiers privés utilisés par l'empereur et ses concubines.

Lorsque les révolutionnaires ont pris le pouvoir, Puyi, le dernier empereur de Chine est contraint d'abdiquer, mais sera autorisé à y vivre jusqu'en 1924. La Cité interdite a ensuite été transformée en musée ouvert au public.

Si une journée entière est loin de suffire à visiter cet immense complexe, simplement passer une demi-journée à flâner dans le labyrinthe de salles, de couloirs, de temples et de cours, permet de profiter des magnifiques panoramas et de se replonger à l'époque des anciennes dynasties impériales.

Cité Interdite de Pékin : le plus grand ancien Palais du Monde
Ses célèbres murs rouges, ayant abrité les empereurs Ming et Qing pendant près de 500 ans, sont l'emblème le plus important de la capitale.

La rue Qianmen

rue Qianmen, Pékin

Située sur l'axe central de Pékin, Qianmen est une célèbre rue piétonne dédiée au shopping aux visites touristiques. S'étendant sur 845 mètres, elle est composée de bâtiments dont le style ressemble à celui de la fin de la dynastie Qing. Très animée, elle devient progressivement l'une des destinations touristiques les plus prisées de Pékin.

La rue Qianmen a une histoire de plus de 570 ans. Sous la dynastie Qing, elle s'appelait Zhengyangmen et il y avait de nombreux points de vente spécialisés de part et d'autre de la rue, comme le marché de la viande, le marché des tissus et le marché des bijoux.

Rénovée et réaménagée en un lieu touristique moderne pour les Jeux olympiques de Pékin de 2008, le quartier allie modernité et traditions de la culture chinoise. On y trouve de nombreuses boutiques et restaurants.

N’hésitez pas à emprunter les petites rues aux alentours, qui sont moins bondées, moins chères, et plus authentiques !

Les hutongs de Pékin

Pékin, hutong, rue

Pékin est célèbre pour ses Hutongs, ces quartiers organisés sous la forme de Siheyuan, ces petites maisons traditionnelles construites autour d'une petite cour. Ce sont des quartiers très denses avec de petites rues latérales. Ils ressemblent souvent à des mini-labyrinthes et montrent la façon dont les Chinois vivaient il y a plus de cent ans.

Visiter les hutongs, c'est passer des heures à se perdre dans les ruelles, à la recherche de détails datant de la dynastie Qing.

Le nombre de hutongs diminue d'année en année pour faire place à des quartiers plus modernes et des centres commerciaux. C'est certainement une partie de l'âme de Pékin qui s'en va, mais d'un autre côté, nombre de ces habitations étaient insalubres et ne correspondaient plus à ce que l'on attend d'une habitation aujourd'hui.

Il suffit de se promener dans les hutongs qui n'ont pas été rénovés pour se rendre compte que la vie n'y est pas si facile : promiscuité, pas de sanitaires, murs délabrés, aucune isolation thermique. Une partie des hutongs a toutefois fait l'objet d'un projet de conservation et de restauration, devenant des attractions touristiques, même si cela manque d'une certaine authenticité.

Le Temple du ciel

Temple du ciel, Pékin

Au Sud-Est de la Cité interdite, le Temple du Ciel reste l'un des exemples les plus importants de l'architecture religieuse chinoise, et l'un des temples incontournables de Pékin.

Pendant des siècles, c'est ici que les empereurs ont fait des sacrifices aux dieux dans l'espoir d'obtenir une récolte fructueuse. Une série de mauvaises récoltes pouvait être interprétée par le peuple que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel, et constituait un signe pour le renverser. Ce rituel était donc pris très au sérieux.

On y priait pour la pluie et des années prospères. L'empereur assistait à plusieurs cérémonies par an, notamment celles du solstice d'hiver, de la première lune de l'année et celle du mois de juin pour les bonnes récoltes.

Ce vaste complexe de temples et de parcs est un site emblématique du sud de Pékin et probablement le deuxième site le plus populaire de la ville.

Deux fois plus grand que la Cité interdite, le site est composé d'un immense parc et du temple abrite de nombreux bâtiments de la dynastie Ming. Sa structure phare, la salle de prière pour les bonnes récoltes, est un véritable choc visuel. Dressé sur un socle de marbre à trois niveaux, ce magnifique bâtiment circulaire au toit bleu est entièrement soutenu par 28 piliers et pas un seul clou. Construit à l'origine en 1420, il a brûlé en 1889, avant d'être remplacé par une réplique exacte quelques années plus tard.

Très fortement lié à la cosmologie chinoise, on y retrouve l'opposition entre le Yin et le Yang, entre le Ciel et la Terre. À l'origine, le temple était interdite au peuple ; seul l'empereur pouvait y accéder, car c'était une porte d'entrée vers le monde céleste.

Le temple du ciel et le parc Tiantan à Pékin : conseils de visite
Situé au sud-est de la place Tian'anmen, au cœur d'un parc de 270 hectares, ce complexe accueillait des célébrations religieuses dirigées par l'empereur.

Le Parc Beihai

Parc Beihai, Lac, Pékin

Juste au Nord-Est de la Cité Interdite, ne manquez pas le parc Beihai, l'un des plus anciens et des plus grands jardins impériaux. Il a été construit il y a plus de 1 000 ans, mais n'est ouvert au public que depuis 1925. Le parc s'étend plus de 68 hectares, dont plus de la moitié est occupée par le lac Beihai.

Le parc Beihai est l'un des parcs les plus populaires de la ville de Pékin. Perpétuant les traditions de l'aménagement paysager des jardins de la Chine ancienne, c'est un joyau de l'art des jardins.

La plupart des bâtiments actuels ont été construits sous le règne de l'empereur Qianlong, sous la dynastie Qing (1644-1911). Cet endroit a été utilisé comme jardin impérial par de nombreuses dynasties.

Le parc Beihai est aujourd'hui l'un des meilleurs jardins classiques de Chine, avec ses collines artificielles, ses pavillons, ses halls, ses temples et ses couloirs couverts. En été, c'est un endroit idéal pour échapper à la chaleur. La vue permet de voir les tuiles dorées et les murs rouges de la Cité interdite et du parc Jingshan avec ses cinq pavillons à l'Est. C'est vraiment l'un des sites touristiques les plus populaires de Pékin.

Les 6 plus beaux parcs et jardins de Pékin
Si Pékin est une ville gigantesque, elle comporte aussi de nombreux parcs arborés et fleuris, qui sont un soulagement bienvenu dans la folie de la vie urbaine.

Le Temple des Lamas

Yonghegong, temple des lamas, temple bouddhiste, Pékin

Le temple des Lama de Yonghegong a été construit à l'origine pour servir de résidence à l'empereur Yongzheng, de la dynastie Qing, lorsqu'il était encore prince. Après son accession au trône, il a transformé son ancienne résidence en un palais temporaire. En 1744, son successeur, l'empereur Qianlong, a transformé le palais en un temple bouddhiste de lamas, et l'endroit est toujours connu sous le nom de Yonghegong.

Le temple des Lamas est sans aucun doute l'un des plus beaux temples, et de nombreux moines y vivent encore.

Construit le long d'un axe central du nord au sud, le complexe du temple des lamas est principalement composé de six halls principaux et de sept cours. Il y a également de nombreux bâtiments latéraux construits des deux côtés de l'axe central.

Le complexe de bâtiments se démarque par rapport aux autres temples tibétains. Bien qu'il présente le même type d'architecture, les bâtiments sont incroyablement colorés en raison de l'influence de la dynastie Han sur le style tibétain.

Le Temple des Lamas (Yonghegong) à Pékin
Une tranquillité et une spiritualité rares entourent le Temple de Yonghegong. C'est l'un des plus importants temples bouddhistes en activité de la capitale.

Les Tours du Tambour et de la Cloche

Pékin, Tours du Tambour et de la Cloche

La plupart des grandes villes de Chine ont un clocher et une tour du tambour. Habituellement, ceux-ci se trouvent sur la place de la ville ou quelque part à proximité. À Pékin, ils sont situés sur la célèbre ligne médiane de la ville. Les tours du Tambour et de la Cloche étaient l'horloge de la ville de l'ancienne Pékin. Le clocher sonnait les heures du jour et la tour du tambour battait les heures de la nuit.

Il est possible de grimper en haut des tours, à condition de monter les 70 marches vraiment très raides.

Les tours ont été construites en 1272 sous le règne de Kubilai Khan et ont été reconstruites après deux incendies sous les dynasties Ming et Qing. Elles ont indiqué l'heure aux habitants jusqu'en 1924 et ce sont des monuments emblématiques de la ville historique de Pékin. Le soir, la petite place située entre les deux est un lieu de rassemblement des locaux vivant dans les hutongs environnant.

La tour du Tambour et la Tour de la Cloche de Pékin
Construites à l'origine pour annoncer l'heure, ce sont aujourd'hui des attractions très populaires qui offrent une vue panoramique sur le centre de Pékin.

Le Palais d'été

Palais d'été, lac, Pékin

Le Palais d'été est situé au nord-ouest de Pékin, à 15 kilomètres du centre-ville. Lorsque les empereurs régnaient encore sur la Chine, ils se retiraient du palais impérial de la capitale vers le palais d'été juste au nord de la ville. Vous pouvez revenir sur leurs pas et découvrir leur escapade estivale. Le Palais d'été est plus qu'un simple palais. C'est une collection de lacs, de temples, de pavillons et de jardins. Il comprend également le plus grand jardin impérial du pays.

Le domaine a longtemps été un jardin royal avant d'être considérablement agrandi et embelli au 18e siècle par l'empereur Qianlong sous la dynastie Qing. Les troupes anglo-françaises ont vandalisé le palais à la fin de la deuxième guerre de l'opium en octobre 1860.

En 1886, l'impératrice douairière Cixi se lance dans des travaux de reconstruction d'un nouveau palais à proximité. Les troupes étrangères, furieuses de la rébellion des Boxers, tentèrent à nouveau d'incendier ce palais en 1900, ce qui entraîna de nouveaux travaux de restauration.

Il s'agit du parc royal le plus grand et le mieux préservé de Chine. Il a eu une grande influence sur l'art paysager chinois grâce à ses célèbres vues naturelles. Il est reconnu depuis longtemps comme le musée des jardins royaux.

Aujourd'hui, le parc du palais d'été offre un agréable répit de la ville, avec ses temples, ses pagodes à flanc de colline et ses ponts de pierre sur le lac Kunming. Ne manquez pas le bateau en marbre à l'extrémité ouest du lac, symbole parfait des goûts opulents de l'impératrice douairière alors même que son pays s'effondrait autour d'elle.

L'ancien palais d'été n'a jamais retrouvé sa gloire d'origine ; l'expérience de la visite de ce lieu est donc assez différente, puisque 90 % des bâtiments qui s'y trouvaient étaient en bois et ont donc été réduits en cendres. Ce qui reste, ce sont notamment les structures en pierre de style européen construites par les jésuites pendant la dynastie Qing, et le jardin du printemps éternel, l'un des trois jardins idylliques qui composent le parc de l'ancien palais d'été.

Malgré la proximité de l'ancien et du nouveau palais d'été, il est difficile de visiter les deux sites dans leur intégralité en une seule journée.

La grande Muraille

Grande muraille de Chine

Étant donné sa proximité avec Pékin, la Grande Muraille de Chine est un élément essentiel de toute visite de la capitale chinoise. La façon dont vous souhaitez visiter la muraille dépend en grande partie de deux facteurs : le temps que vous voulez passer pour vous y rendre et pour la visiter ; et le fait que vous préfériez les sections de la muraille parfaitement restaurées ou en ruine, ou les deux.

Sans aucun doute l'un des monuments les plus célèbres de Chine, la Grande Muraille de Chine mesure plus de 23 000 miles de long et s'étend de l'est à l'ouest de la Chine.

À seulement une heure de voiture du centre-ville de Pékin, la Grande Muraille de Badaling est idéale si vous disposez de peu de temps et que vous recherchez des sections restaurées dignes d'une carte postale. Cependant, étant donné sa proximité avec la ville, Badaling a tendance à être bondée, alors allez plus loin si vous recherchez la paix et la tranquillité.

À proximité, la Grande Muraille de Juyongguan est tout aussi populaire. Plus loin, la Grande Muraille de Mutianyu est nettement moins fréquentée et offre une vue imprenable. Cette section a d'abord été créée entre 550 et 557, puis a été renforcée entre 1368 et 1644, offre une fantastique opportunité de photo ainsi qu'une chance d'admirer un véritable joyau historique du pays. Vous pouvez prendre un téléphérique jusqu'à la section restaurée la plus haute, puis vous lancer dans une magnifique randonnée de 90 minutes vers l'est jusqu'à un autre téléphérique qui descend jusqu'au parking.

La Grande Muraille de Jinshanling est la section restaurée la moins visitée à proximité de Pékin. Vous pourrez vous lancer dans une randonnée inoubliable de quatre heures en direction de Simatai, une section isolée et en grande partie non restaurée de la muraille, à réserver aux amateurs d'aventure.

Grande muraille de Chine, sections à visiter et conseils pratiques
Au fil des siècles, elle a été agrandie à de nombreuses reprises et la visite de différentes sections permet d'apprécier un large éventail de paysages naturels.
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