Pourquoi Chongqing est extraordinaire : impressions de voyage en famille

Pourquoi Chongqing m’a profondément marqué, récit d’une ville impossible à oublier

À travers les hublots de l’avion, Chongqing s’est offerte à nous comme une apparition.
Dans la nuit, les gratte-ciel semblaient surgir du sol les uns après les autres, se dresser comme des phares verticaux.
Les enfants avaient les visages collés à la vitre. Haixia a laissé échapper un murmure, et j’ai senti, dans ce silence suspendu, que la ville avait déjà commencé à nous happer.

Chongqing est une ville qui nous attirait depuis longtemps.

Beaucoup ne la connaissent que pour sa taille démesurée, ses millions d’habitants. Mais pour nous, elle représentait autre chose : un carrefour fascinant, posé à la frontière du Sichuan, du Guizhou et du Hunan.

C’est ici que la Chine du bassin du Yangtsé épouse celle des montagnes du sud-ouest ; ici que se croisent des cultures, des dialectes, des cuisines.

Une métropole qui raconte beaucoup sur la Chine d’aujourd’hui — celle qui avance, mange épicé, travaille tard et rêve grand.

Le Vertige de la 3D, quand la ville défie la gravité

Très vite, la ville nous a happés.
Les rues n’avancent jamais vraiment tout droit : elles montent, plongent, tournent, hésitent, s’effilent, et soudain un pont surgit au-dessus du vide. On ne roule pas, on grimpe ou on tombe — parfois les deux en même temps.

Il y a cette sensation étrange, presque physique, que la ville n’a pas été construite sur les montagnes, mais avec elles. Les pentes deviennent des avenues, les failles des escaliers, et chaque détour ouvre une perspective inattendue.

Christophe Durandeau, Chongqing

Parfois, en levant les yeux, on découvre un immeuble posé là où, logiquement, rien ne devrait tenir.
Et parfois, en regardant nos pieds, nous réalisons que la rue d’en dessous se trouve plusieurs dizaines de mètres plus bas, comme un autre monde glissé sous le nôtre.

Le GPS, lui, n’y comprend rien. Nos téléphones tournaient sur eux-mêmes comme des boussoles affolées, incapables de nous situer.

Les gratte-ciel perturbent les signaux, les routes se superposent, les passerelles passent sous des ponts qui passent sous d’autres routes.

Les enfants rient : « On est perdus ? »

Heureusement, à Chongqing, on ne l’est jamais vraiment : il y a toujours quelqu’un pour vous remettre sur le bon chemin. Comme cet agent de sécurité qui, nous voyant hésiter, nous a guidés avec un sourire à travers un dédale de ruelles jusqu’à notre destination.

À Chongqing, le contraste entre tradition et modernité n’est pas un choix d’urbanisme. Si à Shanghai les temporalités se répondent d’un quartier à l’autre, ici, elles se chevauchent.

Le vieux et le neuf ne se succèdent pas, ils se superposent. Une ruelle ancienne peut se glisser sous un viaduc futuriste, lui-même posé sur un immeuble des années 80.

La modernité, à Chongqing, s’empile sur elle-même. On ne sait plus très bien où commence la ville ni où elle finit.

Alors, on se laisse juste porter.

Pour mesurer pleinement la verticalité de Chongqing, il faut s’éloigner un peu du centre, laisser derrière soi les grands axes, et s’aventurer dans les quartiers populaires qui grimpent à flanc de colline. Bai Xiangju (白象居) en fait partie.

Chongqing, Bai Xiangju

Nous marchions dans une rue comme une autre — des scooters, des étals — quand nous avons franchi la porte d’un bâtiment. Tout, autour de nous, avait l’air parfaitement banal, comme un rez-de-chaussée ouvert sur la vie du quartier.

Sauf que nous étions au 20e étage.
Et soudain, tout a vacillé.

Le bâtiment est un immense ensemble résidentiel construit dans les années 1990, sans ascenseur, à flanc de colline. C’est une réponse brute, pragmatique, à un relief impossible.

Aujourd’hui, le Bai Xiangju est devenu un spot photo, un lieu où l’on vient éprouver ce vertige unique, capturer ce contraste entre la vie simple des habitants et cette architecture qui semble défier toute logique.

Chongqing, Bai Xiangju

Cette verticalité impossible, on la retrouve de l’autre côté de la ville, à Liziba, où le monorail traverse littéralement un immeuble d’habitation. La station elle-même se trouve au sixième étage, posée au milieu de la façade.

L’immeuble et la station ont été construits ensemble pour s’adapter à la géographie.

En bas, les gens se regroupent pour guetter l’arrivée du monorail. Le train surgit entre deux tours, glisse droit vers l’immeuble, puis s’y engouffre comme dans une grotte lumineuse.

Chongqing, Liziba

Chongqing ne cherche pas à dissimuler son relief : elle l’utilise, elle le sculpte, elle en fait un spectacle quotidien.
Et c’est précisément cette logique qui nous mène naturellement vers Hongyadong, une silhouette lumineuse s'accroche à la falaise.

Hongyadong ressemble à un village ancien suspendu au-dessus du fleuve : une cascade de toits, de passerelles, comme un décor de légende.

On croirait entendre le bois craquer, sentir l’odeur des maisons sur pilotis d’autrefois.

Avant les néons et les foules d'aujourd'hui, c'était réellement un quartier de maisons traditionnelles sur pilotis, construites pour épouser la pente. Un lieu de vie populaire, où l’architecture racontait l’ingéniosité de ceux qui devaient composer avec la falaise et le fleuve.

Christophe Durandeau, Chongqing, Hongyadong

Le Hongyadong d’aujourd’hui est une réinterprétation, un hommage architectural achevé en 2006, qui reprend l’esprit du quartier d’origine pour le transformer en un ensemble spectaculaire de onze étages. Une version amplifiée, sublimée, mise en scène pour l’ère moderne.

À l’intérieur, c’est un dédale. Des passerelles qui montent, qui descendent, qui se croisent comme des veines lumineuses. Les parfums sucré-épicés se mélangent, une foule compacte serpente dans les galeries. Tout semble un peu excessif, un peu théâtral, mais jamais figé.

Il faut venir le soir, quand chaque étage s’illumine et transforme la falaise en une architecture de lumière. Depuis les terrasses, la vue sur le fleuve est sublime.

Hongyadong résume Chongqing à lui seul : un lieu où les époques se superposent, où la tradition ne disparaît pas, mais se métamorphose.

Les strates de l’Histoire, la mémoire dans la pierre

Chongqing, quand on l’arpente, semble entièrement tournée vers le futur. Les lignes de métro surgissent des falaises, les ponts flottent au-dessus des fleuves. Pourtant, sous cette modernité affriolante, quelque chose de plus ancien murmure encore. Une mémoire têtue, enracinée dans la pierre et l’eau, qui affleure dès qu’on ralentit le pas.

La ville ne raconte pas son histoire en grands mots ou en musées pompeux. Elle la laisse remonter, par fragments, à travers ses rues et ses silhouettes.

Notre hôtel se trouvait à Jiefangbei, en plein cœur moderne de Chongqing. Dès le matin, les écrans géants clignotent, les enseignes luxueuses rivalisent de lumières.

Rien, absolument rien, ne laissait deviner que ce quartier rutilant avait autrefois connu la peur, la fumée, les nuits sans fin des bombardements.

Et puis, la Stèle de la Libération (解放碑) est apparue au milieu des tours.

Christophe Durandeau, Chongqing, Jiefangbei, stèle de la Libération

Un monument presque modeste face au verre et à l’acier qui l’entourent, mais qui raconte l’essentiel : pendant la Seconde Guerre mondiale, Chongqing fut la capitale provisoire de la Chine, pilonnée sans relâche par l'armée japonaise, mais jamais soumise.

Les sirènes d’alerte, les abris souterrains… Tout cela semble impensable quand on regarde les façades étincelantes d’aujourd’hui. Et pourtant, la mémoire est là, juste sous la surface.

En levant les yeux vers les tours, nous avons senti cette superposition : la ville héroïque continue de battre quelque part sous les pavés lisses. Chongqing avance vite, mais elle n’efface jamais tout à fait ce qui l’a portée.

Cette sensation nous a accompagnés jusqu’au nord de la ville, non loin de Bai Xiangju, pour découvrir un autre fragment du passé : le Hall de la Guilde Huguang (湖广会馆).

Ici, le bruit s’éteint d’un coup. Le portail franchi, la ville moderne disparaît presque, avalée par un calme dense, ancien, presque fragile

Chongqing, Hall de la Guilde Huguang

Le Hall raconte une autre page essentielle de Chongqing : celle des migrations massives qui, à la fin de la dynastie Ming, ont repeuplé le Sichuan après les guerres et les famines.

Des milliers de familles venues du Huguang — l’actuel Hubei et Hunan — ont tout quitté pour recommencer ici, au confluent des fleuves. Elles sont arrivées avec peu, souvent rien, mais ont apporté leurs savoir-faire, leurs rites, leurs dialectes, leurs espoirs.
Le Hall est le témoin délicat de cette histoire.

Un vaste complexe étagé sur la colline, qui épouse la pente. Les cours pavées s’enchaînent, bordées de pavillons aux toits de tuiles grises incurvées. Les couleurs dominantes — noir, blanc, gris, et ce brun rougeâtre du bois patiné — composent une palette d’une sobriété poignante, qui contraste violemment avec le béton et le verre de la ville moderne qui l’entoure.

Sous ces galeries d’ombre et de bois, une certitude se dépose : la force tranquille de ceux qui recommencent, la mémoire de ceux qui ont bâti la ville avec leur courage.

On comprend soudain que le charme de Chongqing ne se trouve pas seulement dans ce qu’elle montre, mais dans ce qu’elle relie : les époques, les peuples, les mémoires.

Et c’est peut-être pour cela que l'on a l’impression que chaque quartier, chaque ruelle, chaque escalier, n'est pas une couche, mais un pont entre les époques, une trace de cette histoire superposée.

À l’échelle humaine, dans les interstices de la mégalopole

Chongqing, malgré ses ponts géants et ses tours qui s’enfoncent dans la brume, se laisse aussi apprivoiser dans de petits gestes, dans ses ruelles, dans ces espaces minuscules où la vie quotidienne se glisse et s’invente. C’est là, dans ces interstices, que la ville révèle son âme la plus fine.

Shibati (十八梯) signifie littéralement « les dix-huit escaliers ».
Un nom qui, à lui seul, dit déjà tout : autrefois, une longue volée d’escaliers reliait la partie haute de Chongqing — où se concentrait le pouvoir — à la partie basse, vivante et populaire, le long du fleuve.

Chongqing, Shibati

C’était une artère essentielle de la vieille ville : un vaste dédale d’escaliers abrupts, de ruelles serrées, de sentiers qui zigzaguaient entre les maisons en bois et en bambou.

On s'imagine ces porteurs qui montaient et descendaient sans cesse, les marchands installés dans des boutiques minuscules. Tout devait être incliné, vertical, vivant.

Chongqing, Shibati

Aujourd’hui, Shibati n’est plus ce quartier originel. Les maisons anciennes, pour la plupart précaires, ont été démolies ; ce que l’on voit désormais est une réinterprétation, un décor façonné dans une esthétique nostalgique qui cherche à évoquer ce qui a disparu.

Les façades sont belles, les ruelles sont propres, pensées pour guider les visiteurs. La mémoire y prend la forme d’un décor, d’un récit recomposé.

Et pourtant, Shibati reste une porte d’entrée précieuse.
Une manière de toucher du doigt ce qu’était le vieux Chongqing : une ville construite dans et sur la pente, où chaque déplacement signifiait monter ou descendre, où la vie entière semblait sculptée par la gravité.
Même recréée, la pente demeure, et c’est elle qui parle le mieux.

En arrivant en bas de Shibati, nous avons continué à marcher, attirés par une autre ruelle souvent confondue avec la précédente, mais qui possède sa propre identité et son charme unique : Mountain City Alley (山城巷).

Très vite, on comprend qu’on a changé de monde. La ruelle serpente littéralement à flanc de montagne.

Elle épouse la pente sans chercher à la dompter : des escaliers qui s’élèvent comme une colonne infinie, des maisons en bois qui se serrent contre la roche, des balcons suspendus qui avancent sur le vide comme des promontoires secrets.

Chongqing, mountain City Alley

Les toits en tuiles sombres, les façades patinées, les petits ateliers ouverts sur la rue composent un décor profondément chongqinguois.

Mountain City Alley est un paradis pour les photographes, c’est vrai, mais pas seulement pour eux.

Les jeux d’ombres, les escaliers qui semblent monter sans jamais finir, les fenêtres ouvertes sur des morceaux de ciel donnent au lieu une allure de tableau vivant, un mélange de nostalgie et d’énergie.

On y sent une douceur lente, celle des quartiers qui n’ont pas encore été entièrement avalés par la modernité.

À la différence de Shibati, largement reconstruit pour le tourisme, Mountain City Alley a conservé une certaine authenticité. Les commerces ne sont pas standardisés, les habitants s’assoient encore devant leurs portes, la ruelle vit d’elle-même, au rythme de ceux qui y habitent vraiment.

Chongqing, mountain City Alley

En avançant, nous avions l’impression de toucher du doigt ce surnom que porte Chongqing depuis toujours : la ville-montagne.
Ici, l’expression prend tout son sens — non pas comme une métaphore, mais comme une évidence. Chaque pas est une ascension, chaque respiration une rencontre entre la ville et la pente.

Le lendemain, nous avons pris le métro jusqu’à Ciqikou, un ancien bourg marchand aujourd’hui saturé de stands, de parfums de piment et de nougat au sésame, de fritures qui crépitent dans des ruelles débordantes de monde.

Mais nous étions venus pour autre chose.

Chongqing, Ciqikou

Nous avons quitté la foule compacte, emprunté une série de ruelles qui s’effilaient derrière les échoppes.
À chaque pas, le bruit diminuait, comme si quelqu’un baissait doucement le volume du monde.
Pas d’un coup, mais par couches : d’abord les cris des vendeurs, puis les musiques des boutiques, jusqu’à ne plus entendre que nos pas sur les marches.

Chongqing, Ciqikou, temple Baolun

L’ascension vers le temple Baolun est un rituel en soi. Les escaliers deviennent plus abrupts. L’effort participe à la transition : on quitte le monde d’en bas.

Et soudain, on débouche dans une cour.
Le silence nous enveloppe. L’air est simplement traversé par un souffle qui glisse sur les tuiles anciennes.

Chongqing, Ciqikou, temple Baolun

Nous avions trouvé le cœur secret de Ciqikou, celui qui bat loin de l’agitation et ne se révèle qu’à ceux qui acceptent de monter.

Le temple Baolun est un trésor discret. Il condense ce que Chongqing offre aux voyageurs patients : la possibilité de passer, en quelques pas, du chaos à la paix, du marché bouillonnant à un sanctuaire suspendu au-dessus de l’eau.

Dans ces ruelles, ces escaliers, ces temples en hauteur, nous avons découvert une autre dimension de la ville : immense, certes, mais fissurée de petites scènes humaines. Une ville qui, derrière chaque façade, garde un refuge, un recoin où le temps accepte enfin de se déposer.

Et lorsque la nuit tombe, ces interstices changent encore. La ville se réveille autrement, comme si un nouveau récit commençait.

La nuit, le vrai cœur battant de la ville

Le jour, Chongqing est une machine à conquérir la gravité, une fourmilière high-tech pressée. Mais le soir, la ville rend les clés de ses rues au peuple.

Les néons s’allument, et soudain les trottoirs se remplissent non plus de passants pressés, mais de silhouettes qui reprennent possession de l’espace. Quelques tabourets en plastique suffisent : on s’installe, on discute, on mange, on vit dehors.

C’est dans cette lumière que renaît un certain esprit ancien : celui du jianghu (江湖).
Un mot qui signifie littéralement « rivières et lacs », mais qui évoque en réalité un monde à part, régi par ses propres règles, nourri de fraternité, de débrouillardise et de cette liberté farouche qui pousse à s’entraider sans poser de questions.

Chongqing, porte d’entrée du Sichuan, a grandi dans cet esprit : carrefour de marchands, refuge des porteurs, passage obligé entre montagne et fleuve. L’adversité y était quotidienne, la solidarité une évidence.

Chongqing, street-food

Ici, le jianghu s’exprime d’abord par les sens.
Par l’odorat, surtout. Le premier assaut est olfactif : le parfum du piment frit saisit la gorge, rapidement suivi par l’arôme envoûtant du poivre du Sichuan. C’est l’avant-goût du mála (麻辣), cet engourdissement piquant qui résume l’ADN de la ville.
Chongqing ne nourrit pas seulement : elle enveloppe, elle secoue, elle réchauffe.

Puis vient le son.
Le crépitement des brochettes, les éclats de rire, le tintement des bouteilles de bière qui s’entrechoquent.
Les enfants grignotent des brochettes trop épicées, la vapeur monte et se mêle à la brume du fleuve.

Chongqing, fondue

Au centre de tout cela, la fondue (火锅, huǒguō) est une véritable expérience sociale, un rituel, un baptême du feu.
C’est autour de ce chaudron rougeoyant que se nouent les amitiés, que se règlent les affaires ; là que les familles célèbrent, que les collègues se retrouvent, que les inconnus deviennent compagnons de tablée.

Dans cette chaleur nocturne, Chongqing redevient ce qu’elle a toujours été : un carrefour.
Le jour appartient à la logique, à la verticalité, au progrès.
La nuit, la ville retrouve son essence horizontale, sensorielle, profondément humaine.
C’est là, dans le bruit, les vapeurs et la fraternité des tables partagées, que son véritable cœur bat — puissant, populaire, impossible à oublier.

Visiter Chongqing : que faire, quand partir, quels transports
Une ville chaude et épicée, pleine d'énergie et de vie tout en conservant son caractère unique, elle laisse un beau souvenir dans le cœur de ceux qui la visitent.

Lorsque nous avons quitté Chongqing, nous avions l’impression de laisser derrière nous une ville qui ne se laisse jamais totalement saisir. Une ville qui se découvre par couches, par éclats, comme si elle ne voulait offrir que ce que l’on est prêt à recevoir.

Chongqing n’est ni belle ni spectaculaire au sens habituel du terme : elle est vivante.
Elle pulse, elle déborde, elle monte et descend sans prévenir.
Elle vous désoriente dans ses reliefs, vous enveloppe dans sa chaleur, vous surprend dans ses interstices, vous accueille dans ses nuits lumineuses.

En partant, les enfants regardaient encore les tours étirer leurs silhouettes dans la lumière, Haixia souriait doucement, et je me suis dit que Chongqing vous marque par surprise — jamais là où vous l’attendez.

Peut-être est-ce cela, finalement, le secret de cette ville-montagne :
elle vit entre les choses.
Entre hier et demain.
Entre les fleuves.
Entre les hauteurs.

Et c’est dans cet entre-deux que réside sa beauté profonde.
Une beauté qui ne cherche pas à séduire, mais qui finit toujours par rester.

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