Ici, on ne photographie pas un palais, mais ce qu'il en reste. Le Yuanmingyuan fut un ensemble de jardins et de pavillons d'une ampleur démesurée, jusqu'à son pillage et son incendie par les troupes franco-britanniques en 1860. La Chine a choisi de ne pas le reconstruire : les colonnes de marbre brisées des palais européens restent debout, telles quelles, comme une phrase laissée en suspens. On vient y promener autant qu'y méditer. Ces photos s'arrêtent sur ces pierres, et sur ce qu'un pays décide de garder visible de ses propres blessures.









