Une fois l'an, l'empereur quittait la Cité interdite pour venir ici implorer le Ciel de bonnes récoltes ; de lui seul dépendait l'équilibre entre le monde des hommes et l'ordre céleste. Tout au Temple du Ciel obéit à cette idée : le rond du Ciel, le carré de la Terre, le bleu profond des toits, des proportions calculées pour faire sentir sa propre petitesse. Aujourd'hui, les Pékinois s'y retrouvent au petit matin pour le taiji, le chant ou les cartes, dans les allées qui entourent l'autel. Ces photos gardent les deux : la solennité du lieu sacré, et la douceur très ordinaire de ceux qui se le sont réapproprié.








