On croit connaître la Grande Muraille avant même de l'avoir vue ; c'est peut-être le monument le plus photographié et le moins regardé du monde. En montant à Mutianyu, un matin de froid sec, on découvre autre chose que l'image attendue : non pas un mur, mais une crête de pierre qui ondule sans fin sur les collines boisées, ponctuée de tours de guet. Rien d'éternel ni d'immuable là-dedans ; ce que l'on foule a été bâti sous les Ming, puis relevé au siècle dernier pour qu'on puisse y marcher. Ces photos ne cherchent pas le cliché que tout le monde rapporte, mais la sensation du lieu, le vent, l'échelle, le silence entre deux tours.






























